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9 bonnes raisons contre le contrat Lactalis

Voici les 9 bonnes raisons de ne pas signer la deuxième version du contrat Lactalis :
  • Clause ‘éliminatoire’ : l’entreprise peut rompre le contrat du jour au lendemain, sans motif, en versant au producteur uniquement 30 €/1000 litres sur son quota annuel comme unique indemnité (env. 9000 €/ferme)
    => Vous vous croyez sécurisé en signant, mais c’est le contraire !

  • Pas d’impératif : vous avez déjà un contrat tacite non écrit qui vous lie conventionnellement avec Lactalis => il se poursuit si vous ne signez pas de contrat écrit. Ce contrat non écrit est plus protecteur que le contrat écrit qui vous est proposé par Lactalis !!!

  • Il s’agit un contrat individuel : vous êtes seul face à Lactalis. Vous ne pourrez plus rien négocier, ni sur le prix, ni sur le volume après 2015.
    => Refus de reconnaître le rôle des organisations de producteurs : Lactalis ne veut pas de producteurs regroupés dans des OP capables de négocier avec lui => c’est une vision arriérée de la relation producteur / laiterie !

  • Volumes : dans le contrat Lactalis, vous perdez définitivement la main sur votre droit à produire : vous n’êtes plus libre de faire plus ou moins de lait, c’est l’entreprise qui décide au final toute seule.
    => ce peut être la fin du développement de votre exploitation !

  • Prix : Lactalis, en cas de crise ou de désaccord sur le paiement, fixe seul le prix => vous n’aurez aucun recours pour contester. Il n’y a plus de primes dès signature du contrat !

  • Qualité : Lactalis a ajouté des critères de paiement du lait (acidité).

  • Collecte : Lactalis se dégage de son obligation de collecte en cas d’action syndicale ou d’intempéries

  • Durée : le contrat prévoit un préavis de résiliation de 12 mois, plus court que celui du contrat non écrit (1 mois par année d’ancienneté).

  • Traitement différencié : vu qu’il s’agit d’un contrat individuel, les pénalités et sanctions peuvent être différentes d’un producteur à l’autre, selon la volonté de l’entreprise.

Seule la négociation collective peut faire évoluer ce contrat !
RIEN N’A ÉTÉ VALIDÉ, RIEN NE DOIT ÊTRE SIGNÉ !

Novembre 2011

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